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"Les mots sont les portes des mémoires,


 les choses derrière les mots : voilà l'important.

Les 7 plumes d'Aigles...Henri Gougaud)



 








 

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LA DORMEUSE | 14 juin 2008

La dormeuse

Endormie sur la grève
Elle voyageait
Dans un monde d'absence
Où rien ne venait engloutir
Les rêves incandescents
De sa jeunesse évanouie .
Elle était l'évanescence
De ce qui ne peut mourir
Elle voyageait
Endormie sur la grève
Où les vagues effleuraient
Le bout de ses pieds nus
D'un baiser chaste et salé
Dans des soupirs menus
Languissants pour s'éloigner
Ensuite au soleil
couchant dans l'envol
des mouettes pareilles
Aux danseuse espagnoles
Déployant l'éventail
De leurs jupons de soie
Dans un flamenco
Fougueux et langoureux
Tandis que dans un soupir
La brise en écho
Apporte à l'amoureux
Le frémissant sourire
Des jupons de soie
Dans le soir de l'allée .

Jeanne Chanteplume

558667



Publié par jeanneperrotin à 17:24:03 dans Mes pages | Commentaires (0) |

VOYAGES.. | 21 février 2008

Rien à faire ,rien à dire faut toujours que ça chavire quelque part , simplement attendre sur le bord de la route comme une borne qui regarde les passants aller venir. .L'effet d'être transparente , plus d'utilité , aucun besoin d'elle. Où est passé la vitalité ardente qui  l'animait ? Elle voudrait bien continuer  ,mais tout la dissuade d'insister ,faut pas gêner et puis elle est un peu souffrante parfois , alors « repose toi » entend elle ! Bien sûr ça part d'un bon sentiment mais si ils savait comme c'est difficile de se sentir en difficulté alors que dans sa tête tout va bien c'est la carcasse qui suit pas toujours,alors y' en a marre...Parfois elle râle toute seule , avec des envies fous de prendre la route . Ah son rêve partir  le baluchon sur l'épaule , le bâton à la main ...comme elle irait loin au bout du monde ..Son vieux rêve de désert , de dunes blondes sous un soleil de plomb. .Des noms chantent : bled , caravane , mirage , bleu ,oasis ,....c'était dans une autre vie , dans un ailleurs dont elle garde ces traces fugaces ,ce désir de lumière !

Sous ses paupières baissées comme ils défilent ces pays , ces chemins sous un ciel de nuit où au lever du jour .Le chant lointain des étoiles la rejoint là , ici d'où elle n'est jamais parti !

                                         ELAN_ROSE

 

Publié par jeanneperrotin à 16:02:45 dans Mes pages | Commentaires (0) |

L'AIR DU VENT.....CADEAU POUR L'ESPERANCE | 22 décembre 2007

 

 

Pour toi, je suis l'ignorante sauvage
Tu me parles de ma différence
Je crois sans malveillance
Mais si dans ton langage
Tu emploies le mot sauvage
C'est que tes yeux sont remplis de nuages, de nuages

Tu crois que la terre t'appartient tout entière
Pour toi ce n'est qu'un tapis de poussière
Moi je sais que la pierre, l'oiseau et les fleurs
Ont une vie, ont un esprit et un cœur.
Pour toi l'étranger ne porte le nom d'homme
Que s'il te ressemble et pense à ta façon
Mais en marchant dans ses pas, tu te questionnes
Es-tu sûr, au fond de toi, d'avoir raison ?
Comprends-tu le chant d'espoir du loup qui meurt d'amour ?
Les pleurs du chat sauvage au petit jour ?
Entends-tu chanter les esprits de la montagne ?
Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?
Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?

Courons dans les forêts d'or et de lumière
Partageons-nous les fruits mûrs de la vie
La terre nous offre ces trésors, ces mystères
Le bonheur ici bas n'a pas de prix
Je suis fille des torrents, sœur des rivières
La loutre et le héron sont mes amis
Et nous tournons tous ensemble au fil des jours
Dans un cercle une ronde à l'infini.

Comprends-tu le chant d'espoir du loup qui meurt d'amour ?
Les pleurs du chat sauvage au petit jour ?
Entends-tu chanter les esprits de la montagne ?
Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?
Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?

Là-haut le sycomore dort comme l'aigle royal il trône impérial
Les créatures de la nature ont besoin d'air pur
Peu importe la couleur de leur peau
Chantons tous en chœur les chansons de la montagne
En rêvant de pouvoir peindre l'air du vent
Mais la terre n'est que poussière tant que l'homme ignore comment
Il peut peindre en mille couleurs l'air du vent.

Publié par jeanneperrotin à 19:42:09 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (2) |

CHANT de NOËL.....TROIS ANGES... | 18 décembre 2007

Trois anges sont venus ce soir
M'apporter de bien belles choses
L'un d'eux avait un encensoir
L'autre avait un chapeau de roses
Et le troisième avait en mains
Une robe toute fleurie
De perles d'or et de jasmin
Comme en a Madame Marie

Noël, Noël, nous venons du ciel
T'apporter ce que tu désires
Car le Bon Dieu au fond du ciel bleu
Est chagrin lorsque tu soupires
Veux-tu le bel encensoir d'or
Ou la rose éclose en couronne

Veux-tu la robe où bien encore
Un collier où l'argent fleuronne
Veux-tu des fruits du Paradis
Ou du blé des célestes granges
Ou comme les bergers jadis
Veux-tu voir Jésus dans ses langes

Noël, Noël, retournez au ciel
Mes beaux anges à l'instant même
Dans le ciel bleu demandez à Dieu
Le bonheur pour celui que j'aime.

Augusta Holmès

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Publié par jeanneperrotin à 11:50:00 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (0) |

LES VIEILLES DE NOTRE PAYS | 10 décembre 2007

 En ce temps d'attente  de NOËL

une Tendre chanson d'antan qui me ravie...pas vous? 

* * * * * * *

Les vieilles de notre pays
Ne sont pas de vieilles moroses

Elles portent des bonnets roses

Des fichus couleur de maïs

Les vieilles de notre pays

Elles s'en vont tout doucement

Les jours où le soleil fait fête

En remuant un peu la tête

S'arrêtant à chaque moment

Elles s'en vont tout doucement

En riant derrière la main

Elles redisent à l'oreille

Et rien qu'elles ont dit la veille

Et rediront le lendemain

En riant derrière la main

Elles médisent bien un peu

Mais si peu que c'est ne rien dire
Puis il faut bien parler et rire
Les soirs d'hiver au coin du feu

Elle médisent bien un peu

Qu'elles iront en paradis

Car elles ne manquent pas messe

Et sont fidèles à confesse

Depuis les galants de jadis

Elle iront en paradis

La Bonne Vierge et le Bon Dieu

Qu'elles ont tant prié sur terre

Leur feront la mort bien légère

Et bien court le dernier adieu

La Bonne Vierge et le Bon Dieu
Les vieilles de notre pays
Ne sont pas de vieilles moroses

Elles portent des bonnets roses

Des fichus couleur de maïs

Les vieilles de notre pays

Les vieilles de notre pays

* * * * * * * * * * *

Publié par jeanneperrotin à 16:30:40 dans Entre nous | Commentaires (1) |

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