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Moi

   J'aime l'automne en rouge et sang

Qui goutte à goutte d'or déshabille les arbres,

J'aime l'automne en coups de vent

Qui bouche à bouche mord les branches inconsolables.

 La vigne toujours vierge ensanglante les murs,

Tandis que les platanes racontent leurs blessures

En forme d'oriflammes.

 L'automne fait la fête

Pour ne pas sentir le froid qui vient la prendre,

L'automne fait la fête

Pour ne pas mourir au linceul de novembre.

 Et je me sens chez moi, dans cette saison-là

Qui s'abandonne...

Et je me sens l'amour d'un arbre déjà lourd

De trop de pommes...

 Serais-je en mes automnes,

Ai-je déjà cueilli les fruits

Sur tous les pommiers de ma vie ?

Serais-je en mes automnes,

Ai-je déjà raté mon tour

A tous les Noëls de l'amour ?

Je voudrais faire la fête

Pour ne pas vieillir des larmes qui me viennent,

Je voudrais faire la fête

Pour ne plus souffrir d'un amour en carême.

 Et pourtant...

 J'aime l'automne sur ma peau

Même quand elle y fait des rides au passage,

J'aime l'automne dans mon cœur

Le soleil est plus doux vers la fin du voyage,

J'aime l'automne entre tes bras

Pour la prison-velours où mon corps se révèle,

J'aime l'automne au fil de toi

Pour ce nouvel amour, où je me sens.... plus belle




 


 




 

Texte de Mannick






 







 









 





 


















 

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POUR VOUS | 27 juin 2006

IL SUFFIT DE SI PEU DE CHOSE....

Publié par jeanneperrotin à 15:38:36 dans Entre nous | Commentaires (0) |

PENSEE AMERINDIENNE | 24 juin 2006

PENSEE

Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont ronds l'un et l'autre. Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient. La vie d'un homme est un cercle d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le Pouvoir se meut.

                                  Elan Noir, indien sioux oglala

Publié par jeanneperrotin à 17:47:50 dans Mes pages | Commentaires (0) |

LA LUMIERE....Marceline Desbordes-Valmore | 22 juin 2006

Un soir on vit un homme marchant droit dans l’obscurité au milieu d’une place. Il portait sur sa tête une lumière solidement fixée à son chapeau.

Plusieurs se mirent à rire en passant près de lui ; car ils s’aperçurent qu’il était aveugle.

– La lumière est-elle faite pour les aveugles ? demandèrent-ils en se moquant.

– Ce n’est pas pour moi que je l’ai plantée ainsi, répliqua tranquillement l’aveugle : c’est pour vous, que je ne vois pas, et qui me voyez mieux au moyen de cette lumière. Vous pouvez éviter ainsi le choc de ma rencontre, en passant à deux pas de moi, qui me jetterais sur vous et qui vous blesserais peut-être. J’imite la Providence qui place toujours un indice aux dangers qu’elle sème devant l’homme. Moi, je suis le danger : ceci en est le phare !

Ils s’éloignèrent tous en disant :

– Cet homme est sage.

Ne vous moquez jamais d’une chose avant de l’avoir comprise.

 

Publié par jeanneperrotin à 11:46:21 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (0) |

ESCHYLE....dit : | 19 juin 2006

LA VRAIE SAGESSE EST DE NE PAS SEMBLER SAGE !

Publié par jeanneperrotin à 12:48:30 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (0) |

POUR CHANGER UN PEU | 14 juin 2006

Une demoisell' sur un' balançoire
Se balançait à la fête un dimanche
Elle était belle et l'on pouvait voir
Ses jambes blanches sous son jupon noir...

Le marchand lui criait : "Voulez-vous vous asseoir ?
Descendez, descendez, c'est assez pour ce soir,
Si vous restez debout
Vous allez vous casser le cou !"
Mais la demoisell' sur la balançoire
Riait, riait et montait de plus belle
Elle était belle et l'on pouvait croir'
Qu'ell' s'envolait pour toujours dans le ciel
Mais c'était défendu
Elle est redescendue
Quand elle est descendue
Moi j'étais tout ému

Je lui ai dit : "Mad'moiselle
J'ai cru que vous aviez des ailes !"
On est allés au tir,
Aux ch'vaux d'bois, aux nougats
Au cirque, à la femm' tronc
Mais ça n'l'amusait pas...
Ell' m'a dit : "Je vous remercie
Je préfèr' retourner là-bas..."
Et voilà qu'ell' m'a laissé
Pour aller s'balancer

Un' demoisell' sur un' balançoire
Se balançait à la fête un dimanche
Elle était belle et l'on pouvait voir
Ses jambes blanches sous son jupon noir...

Quand elle est descendue,
Toujours aussi ému
Je lui ai proposé : "Voulez-vous m'épouser ?"
A la mairie du douzième
J'ai dit oui, elle de mêm'
Je l'ai prise par le nez
Par le cou, par le bras
J'l'avais tout contre moi
Mais ça n'l'amusait pas
Ell' m'a dit : "J'vous remercie
Je préfèr' retourner là-bas..."
Et voilà qu'ell' m'a laissé
Pour aller s'balancer ! ...

Publié par jeanneperrotin à 19:28:14 dans Entre nous | Commentaires (0) |

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