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Moi

   J'aime l'automne en rouge et sang

 


Qui goutte à goutte d'or déshabille les arbres,

 


J'aime l'automne en coups de vent

 


Qui bouche à bouche mord les branches inconsolables.

 


 La vigne toujours vierge ensanglante les murs,

 


Tandis que les platanes racontent leurs blessures

 


En forme d'oriflammes.

 


 L'automne fait la fête

 


Pour ne pas sentir le froid qui vient la prendre,

 


L'automne fait la fête

 


Pour ne pas mourir au linceul de novembre.

 


 Et je me sens chez moi, dans cette saison-là

 


Qui s'abandonne...

 


Et je me sens l'amour d'un arbre déjà lourd

 


De trop de pommes...

 


 Serais-je en mes automnes,

 


Ai-je déjà cueilli les fruits

 


Sur tous les pommiers de ma vie ?

 


Serais-je en mes automnes,

 


Ai-je déjà raté mon tour

 


A tous les Noëls de l'amour ?

 


Je voudrais faire la fête

 


Pour ne pas vieillir des larmes qui me viennent,

 


Je voudrais faire la fête

 


Pour ne plus souffrir d'un amour en carême.

 


 Et pourtant...

 


 J'aime l'automne sur ma peau

 


Même quand elle y fait des rides au passage,

 


J'aime l'automne dans mon cœur

 


Le soleil est plus doux vers la fin du voyage,

 


J'aime l'automne entre tes bras

 


Pour la prison-velours où mon corps se révèle,

 


J'aime l'automne au fil de toi

 


Pour ce nouvel amour, où je me sens.... plus belle

 





 

 




 


 





 



Texte de Mannick








 









 











 







 




















 





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PROMENADE EN TRAÎNEAU..J.Plante-Leroy Anderson - 1954 | 18 décembre 2008

Au petit trop s'en va le cheval 
Avec ses grelots
Et le traîneau joyeusement dévale 
A travers les coteaux
Dans le vallon s'accroche l'hiver 
Mais le ciel est bleu
Ah qu'il fait bon faire un tour au grand air 
Comme deux amoureux
Oh dit hop !oh dit hop !oh dit hop ! oh hé
Oh hé du traîneau
Emmitouflez vous bien dans vos manteaux
Oh dit hop !oh dit hop !oh dit hop ! oh hé
Pour se tenir chaud
L'un contre l'autre on se blottit 
Comme deux moineaux dans un nid
C'est merveilleux de voir défilant 
Comme un décors peint
Devant nos yeux des villages tout blancs 
Et les petits sapins
Parfois tu cries car ça penche un peu
C'est l'instant d'effroi
Moi je souris j'ai le cœur amoureux
Et le bout du nez froid
L'attelage a déjà pris
Le chemin du retour
Nous allons être surpris 
Par la tombée du jour
Car c'est l'heure où la nuit sans bruit
S'épanouit comme une fleur
Et s'allume le ciel qui change de couleur
Mais voici notre maison 
Qui nous fait signe de loin
Sa lumière à l'horizon 
Scintille comme un point
Je me vois déjà près de toi, 
Lle rire aux yeux le cœur content
Près du grand feu de bois 
Qui flambe, et nous attend
 

 

Publié par jeanneperrotin à 16:14:19 dans REFRAINS d'HIER et d'AUJOUDHUI | Commentaires (0) |

UN POETE... que j'aime | 07 novembre 2007


Les grands automnes descendent de la montagne
en silence
Jusqu'aux abeilles qui abandonnent nos dernières roses
Où la rosée du matin
A déjà le parfum de la neige.

extrait de "L'oiseau cœur"

QUI EST IL ?

Jean Mambrino
© Enitharmon Press

Traducteur de poètes (Hopkins, Kathleen Raine), ami de Jules Supervielle et de René Char, familier épistolaire de Georges Simenon, Jean Mambrino a publié près d'une vingtaine de recueils de poésie où "les âmes se frôlent à coups d'aile" pour reprendre les termes de la poétesse russe Tsevetaïeva.

Critique littéraire et dramatique à la revue Les Etudes, après avoir collaboré au Times Literary Supplement et à la BBC, il a publié Le veilleur rougeen 1965, La ligne de feu (éditions José Corti), et autres titres paradoxaux dédiés à ce qui est "ouvert" en nous et ce qui ouvre à bien au-delà de nous, de l'Aube dans les paupières à l'Abîme blanc (éditions Arfuyen, prix Nathan Katz, 2005) ou Comme un souffle de rosée bruissant(éditions Artfuyen)

"Pour sentir ce qu'avouent les roses en se fânant" : avec ses vers extraordinaires : "Qu'est devenu le parfum de la rose (...) Il est passé dans les poumons de celle qui le portera".

http://www.canalacademie.com/L-oeuvre-poetique-de-Jean-Mambrino.html

Publié par jeanneperrotin à 11:59:19 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (0) |

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