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Au petit trop s'en va le cheval
Avec ses grelots
Et le traîneau joyeusement dévale
A travers les coteaux
Dans le vallon s'accroche l'hiver
Mais le ciel est bleu
Ah qu'il fait bon faire un tour au grand air
Comme deux amoureux
Oh dit hop !oh dit hop !oh dit hop ! oh hé
Oh hé du traîneau
Emmitouflez vous bien dans vos manteaux
Oh dit hop !oh dit hop !oh dit hop ! oh hé
Pour se tenir chaudL'un contre l'autre on se blottit
Comme deux moineaux dans un nid
C'est merveilleux de voir défilant
Comme un décors peint
Devant nos yeux des villages tout blancs
Et les petits sapins
Parfois tu cries car ça penche un peu
C'est l'instant d'effroi
Moi je souris j'ai le cœur amoureux
Et le bout du nez froidL'attelage a déjà pris
Le chemin du retour
Nous allons être surpris
Par la tombée du jour
Car c'est l'heure où la nuit sans bruit
S'épanouit comme une fleur
Et s'allume le ciel qui change de couleurMais voici notre maison
Qui nous fait signe de loin
Sa lumière à l'horizon
Scintille comme un point
Je me vois déjà près de toi,
Lle rire aux yeux le cœur content
Près du grand feu de bois
Qui flambe, et nous attend
Publié par jeanneperrotin à 16:14:19 dans REFRAINS d'HIER et d'AUJOUDHUI | Commentaires (0) | Permaliens
Les grands automnes descendent de la montagne
en silence
Jusqu'aux abeilles qui abandonnent nos dernières roses
Où la rosée du matin
A déjà le parfum de la neige.extrait de "L'oiseau cœur"
QUI EST IL ?
Jean Mambrino© Enitharmon PressTraducteur de poètes (Hopkins, Kathleen Raine), ami de Jules Supervielle et de René Char, familier épistolaire de Georges Simenon, Jean Mambrino a publié près d'une vingtaine de recueils de poésie où "les âmes se frôlent à coups d'aile" pour reprendre les termes de la poétesse russe Tsevetaïeva.
Critique littéraire et dramatique à la revue Les Etudes, après avoir collaboré au Times Literary Supplement et à la BBC, il a publié Le veilleur rougeen 1965, La ligne de feu (éditions José Corti), et autres titres paradoxaux dédiés à ce qui est "ouvert" en nous et ce qui ouvre à bien au-delà de nous, de l'Aube dans les paupières à l'Abîme blanc (éditions Arfuyen, prix Nathan Katz, 2005) ou Comme un souffle de rosée bruissant(éditions Artfuyen)
"Pour sentir ce qu'avouent les roses en se fânant" : avec ses vers extraordinaires : "Qu'est devenu le parfum de la rose (...) Il est passé dans les poumons de celle qui le portera".
http://www.canalacademie.com/L-oeuvre-poetique-de-Jean-Mambrino.html
Publié par jeanneperrotin à 11:59:19 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (0) | Permaliens
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