• REGARD



    Nous nous rencontrons alors que je fais des courses dans cette grande surface anonyme .Au dessus des rayons de « fringues » voltigent soudain quelques mots : « reste tranquille » dit par une voix de femme assez autoritaire...sans y faire plus attention je continue ma balade parmi les rayons.....les mêmes mots cavalcadent , vont et viennent toujours sur le même ton et je me dis je ne voudrais pas être à la place de celui eu celle à qui ils sont adressées...



    Au détour d'une allée je vois une jeune femme très mince qui choisit des vêtements et « reste tranquille » revient comme un refrain !j'ai beau regardé je ne vois personne l'accompagnant ...lorsque je sens une truffe fraîche se nicher au creux de ma main.. Baissant les yeux je te vois , tu es un superbe berger allemand tenu en laisse..je ne peux résister à frôler le dessus de te tête entre tes oreilles en disant que « tu es beau » sans m'attarder car un sèche « viens ici » claque comme un coup de fouet...je n'ai qu'une envie rabattre la caquet de cette fille , mais je pense que c'est toi qui en pâtirais !



    A regret je m'éloigne , tandis que la péronnelle en fait autant dans l'autre sens.



    Je me retourne....tu en fais autant au même moment!



    Dans la cabine ou j'accompagne ma petite fille Estelle j'entends encore la rengaine « reste tranquille » c'est vraiment agaçant.



    Par la fente du rideau je t'aperçois sagement couché attendant ta maîtresse. Estelle jaillit de la cabine en dansant ......je la suis déjà tu t'éloigne non s'en me lancer un regard.



    Mais quelque chose me dit que toi et moi ce n'est pas fini.....effectivement ta maîtresse s'arrête longuement au rayon d'en face!



    Alors là vraiment c'est l'osmose nos regards se prennent c'est unereconnaissance « je te connais enfin te voilà » semble tu me dire....tu fais un pas , puis deux car celle qui t'accompagne à lâcher la laisse qui te retient , elle est vite ressaisit par une main sèche « allez Tina viens » nos regards sont chargés d'émotion. , a regret tu suis non sans te retourner une dernière fois...



    « Mamie tu as vu elle t'a reconnu Tina.. ben c'est forcé elle était avec toi avant ailleurs »  claironne Estelle en essayant une paire de claquettes rutilantes à souhait.



    C'était il y a deux jours!




    (un de mes textes......tout simplement.)


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  • de son balcon elle le regarde partir



      Sans elle



    Il va se retourner pour un sourire



    Un geste de la main



       Pense t'elle...


        Hélas..l'ingrat
     


    S'en va....à Etretat
     


    Sans se retouner.....


    (Moi....."Clin d'Oeil")



    Voir en plus grand






     


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  • PENSEE

    Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont ronds l'un et l'autre. Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient. La vie d'un homme est un cercle d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le Pouvoir se meut.

                                      Elan Noir, indien sioux oglala


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  • ABSENCE

    Endormie sur la grève

    Elle voyageait

    Dans un monde d’absence

    Où rien ne venait engloutir

    Les rêves incandescents

    De sa jeunesse évanouie .

    Elle était l’évanescence

    De ce qui ne peut mourir

    Elle voyageait

    Endormie sur la grève

    Où les vagues effleuraient

    Le bout de ses pieds nus

    D’un baiser chaste et salé

    Dans des soupirs menus

    Languissants pour s’éloigner

    Ensuite au soleil

    couchant dans l’envol

    des mouettes pareilles

    Aux danseuses espagnoles

    Déployant l’éventail

    De leurs jupons de soie

    Dans un flamenco

    Fougueux et langoureux

    Tandis que dans un soupir

    La brise en écho

    Apporte à l’amoureux

    Le frémissant sourire

    Des jupons de soie

    Dans le soir de l’allée .

    Qui d’un coup d’ailes

    S 'envolaient !

    Jeanne


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  • ODE au Cœur qui soupire

    Son cœur « cliquetoc»

    et lui fait le souffle court.

    Il et fatigué paraît il

    Pourtant elle va doucement

    Lui semble t’il

    Son cœur tremble

    Comme un oiseau

    Battant des ailes .

    Il s’emballe au moindre effort

    Ralenti ma belle

    Comme l’oiseau

    Poses toi un moment

    Là prés de moi…

    Oui je sais

    Le vent ,le froid

    La chaleur

    Ne te valent rien

    Pour ce respire qui soupire !

    Oh! La la où sont-ils les jours

    Où tu pouvais avec bonheur

    Aller venir dés la pointe du jour

    Et à toute heure

    Vaquer aux occupations

    De la vaste maison !

    Repose toi

    Apaises toi

    Mon cœur

    Le souffle court

    Va revenir

    Se poser comme l’oiseau

    S’étirer comme le chat

    Ouf !diras-tu que c’est bon

    De pouvoir à nouveau

    RESPIRER

    Sans que ton cœur ne batte

    La breloque ni ne « cliquetoc »

    Le respire est de retour!

    Jeanne

                             

     


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