Texte de Mannick
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LES FILLES de LA ROCHELLE
Elles m'ont "adoptée"depuis longtemps....je me suis dit "pourquoi ne pas reprendre ces paroles pour les fredonner de temps en temps" je suis sûre que vous les connaissez (les paroles..et au fait pourquoi pas les demoiselles ..aussi..) !
* * * * * * * *
Mon plat pays de côte océane à la lumière sans pareil
où l'horizon se marie avec la mer ...
fleuri de Roses Trémière
est un paradis pour les peintres..
c'est l'Aunis et ses îles :
Oléron , Ré la Blanche ,
l' île Madame et ses mimosas..
Mélusine est notre Fée Bâtisseuse......
je ne vous dit que ça .
.Saintonge vallonnée ,
boisée , secrète
aux parfum d'autrefois
que d'histoires à raconter....
"Il était une fois":
* * * * * * * * * * * * * * * * **
Alors "va petit mousse , le vent te pousse..
.tiens encore une...
je vous laisse aller au gré du vent!
* * * * * * *
Ah! la feuille s'envole, s'envole
Ah! la feuille s'envole au vent!
Sont les filles de la Rochelle
Ont armé un bâtiment
Pour aller faire la course
Dedans les îles du Levant.
2. La grande vergue est en ivoire
Les poulies en diamant
La grande voile est en dentelle
La misaine en satin blanc.
3. Les cordages du navire
Sont des fils d'or et d'argent
Et la coque est en bois rouge
Travaillé fort proprement.
4. L'équipage du navire
C'est toutes des filles de quinze ans
Le capitaine qui les commande
Est le roi des bons enfants.
5. Hier faisant sa promenade
Dessus le gaillard d'avant
Aperçut une brunette
Qui pleurait dans les haubans.
6. Qu'avez-vous, jeune brunette
Qu'avez-vous à pleurer tant?
Avez vous perdu père et mère
Où quelqu'un de vos parents.
7. J'ai perdu la rose blanche
Qui s'en fut la voile au vent
Elle est partie vent arrière
Reviendra-z-en louvoyant.
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****Bisous doux parfumés d'embrums à toutes les Filles des bords de mer
et..les autres évidemment , aux Vagabonds des mers et
autres Corsaires****
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signé...Jeanne ( pour les commen-taires! )
Publié par jeanneperrotin à 14:12:47 dans Entre nous | Commentaires (0) | Permaliens
Un bien beau texte ,chanté par Colette Renard..
Y avait une fois une rose
Une rose et un marin
Le marin était à Formose
La rose était à Dublin
.Jamais au monde ils n'se virent
Ils étaient beaucoup trop loin
Lui n'quittait pas son navire
Elle quittait pas son jardin
.Au-dessus de la rose sage
Les oiseaux partaient tout le temps
Et puis aussi des nuages
Des soleils et des printemps
.Au-dessus du marin volage
Des rêves étaient tout pareil
Aux oiseaux et aux nuages
Au printemps et au soleil.
Le marin périt en septembre
Et la rose le même jour
Vint se flétrir dans la chambre
D'une fille en mal d'amour
Jamais personne ne suppose
Qu'il y ait le moindre lien
Entre le marin de Formose
Et la rose de Dublin
Et seul un doigt sur la bouche
Un ange beau comme un éclair
Jette quand le soleil se couche
Des pétales sur la mer.
Publié par jeanneperrotin à 15:01:47 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (1) | Permaliens
Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensembles
C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensembleCe texte superbe est chanté par JEAN FERRAT
Publié par jeanneperrotin à 15:06:38 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (1) | Permaliens
Les chats
Les amoureux fervent et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison;
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.
Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;
L'Erèbe les eut pris pour ses courriers funèbres;
S'ils pouvaient au sevrage incliner leur fierté.
Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;
Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
C.Baudelaire - Les Fleurs du Mal
Publié par jeanneperrotin à 20:02:43 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (0) | Permaliens
- Comme une grande fleur trop lourde qui défaille,
- Parfois, toute en mes bras, tu renverses ta taille
- Et plonges dans mes yeux tes beaux yeux verts ardents,
- Avec un long sourire où miroitent tes dents...
- Je t'enlace ; j'ai comme un peu de l'âpre joie
- Du fauve frémissant et fier qui tient sa proie.
- Tu souris... je te tiens pâle et l'âme perdue
- De se sentir au bord du bonheur suspendue,
- Et toujours le désir pareil au coeur me mord
- De t'emporter ainsi, vivante, dans la mort.
- Incliné sur tes yeux où palpite une flamme
- Je descends, je descends, on dirait, dans ton âme...
- De ta robe entr'ouverte aux larges plis flottants,
- Où des éclairs de peau reluisent par instants,
- Un arôme charnel où le désir s'allume
- Monte à longs flots vers moi comme un parfum qui fume.
- Et, lentement, les yeux clos, pour mieux m'en griser,
- Je cueille sur tes dents la fleur de ton baiser !
Publié par jeanneperrotin à 14:41:18 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (0) | Permaliens
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