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Moi

   J'aime l'automne en rouge et sang

Qui goutte à goutte d'or déshabille les arbres,

J'aime l'automne en coups de vent

Qui bouche à bouche mord les branches inconsolables.

 La vigne toujours vierge ensanglante les murs,

Tandis que les platanes racontent leurs blessures

En forme d'oriflammes.

 L'automne fait la fête

Pour ne pas sentir le froid qui vient la prendre,

L'automne fait la fête

Pour ne pas mourir au linceul de novembre.

 Et je me sens chez moi, dans cette saison-là

Qui s'abandonne...

Et je me sens l'amour d'un arbre déjà lourd

De trop de pommes...

 Serais-je en mes automnes,

Ai-je déjà cueilli les fruits

Sur tous les pommiers de ma vie ?

Serais-je en mes automnes,

Ai-je déjà raté mon tour

A tous les Noëls de l'amour ?

Je voudrais faire la fête

Pour ne pas vieillir des larmes qui me viennent,

Je voudrais faire la fête

Pour ne plus souffrir d'un amour en carême.

 Et pourtant...

 J'aime l'automne sur ma peau

Même quand elle y fait des rides au passage,

J'aime l'automne dans mon cœur

Le soleil est plus doux vers la fin du voyage,

J'aime l'automne entre tes bras

Pour la prison-velours où mon corps se révèle,

J'aime l'automne au fil de toi

Pour ce nouvel amour, où je me sens.... plus belle




 


 




 

Texte de Mannick






 







 









 





 


















 

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LES VIEILLES DE NOTRE PAYS | 10 décembre 2007

 En ce temps d'attente  de NOËL

une Tendre chanson d'antan qui me ravie...pas vous? 

* * * * * * *

Les vieilles de notre pays
Ne sont pas de vieilles moroses

Elles portent des bonnets roses

Des fichus couleur de maïs

Les vieilles de notre pays

Elles s'en vont tout doucement

Les jours où le soleil fait fête

En remuant un peu la tête

S'arrêtant à chaque moment

Elles s'en vont tout doucement

En riant derrière la main

Elles redisent à l'oreille

Et rien qu'elles ont dit la veille

Et rediront le lendemain

En riant derrière la main

Elles médisent bien un peu

Mais si peu que c'est ne rien dire
Puis il faut bien parler et rire
Les soirs d'hiver au coin du feu

Elle médisent bien un peu

Qu'elles iront en paradis

Car elles ne manquent pas messe

Et sont fidèles à confesse

Depuis les galants de jadis

Elle iront en paradis

La Bonne Vierge et le Bon Dieu

Qu'elles ont tant prié sur terre

Leur feront la mort bien légère

Et bien court le dernier adieu

La Bonne Vierge et le Bon Dieu
Les vieilles de notre pays
Ne sont pas de vieilles moroses

Elles portent des bonnets roses

Des fichus couleur de maïs

Les vieilles de notre pays

Les vieilles de notre pays

* * * * * * * * * * *

Publié par jeanneperrotin à 16:30:40 dans Entre nous | Commentaires (1) |

CUEILLIT POUR VOUS chez MIMIJADE | 06 décembre 2007

FAISONS CE RÊVE

AU TROT DES CHEVAUX

DANS LE SENTIER

DE LA FORÊT

ENNEIGEE.....

CHUT PAS UN BRUIT.....

Biche

 

 

Publié par jeanneperrotin à 14:30:51 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (0) |

WILLEM HAERAETS.....PEINTRE DE LA DELICATESSE | 15 novembre 2007

SOMPTUOSITE ...TRANSPARENCE...

TOUT CE QUE J'AIME...

http://www.vide.fr/vide/artysci/A-H-1269-9-1-FR-DE/Willem-Haenraets.html

Publié par jeanneperrotin à 11:12:29 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (1) |

UNE | 14 novembre 2007

Poème d'ANTOINETTE DESHOULIERES(1688)

 

"ENTRE DEUX DRAPS

..."

Entre deux draps de toile belle et bonne

Que trés souvent on rechange,on savonne,

La jeune Iris au coeur sincère et haut,

Aux yeux brillants,àl'esprit sans défaut,

Jusqu'à midi volontiers se mitonne  .

 

Je ne débats de goûts contre personne :

Mais franchement sa paresse m'étonne ;

C'est demeurer seule plus qu'il ne faut

Entre deux draps .

 

Quand à rêver ainsi l'on s'abandonne,

Le traître amour rarement le pardonne ;

A soupirer on s'exerce bientôt ;

Et la vertu soutient un grans assaut ,

Quand une fille avec son coeur raisonne

Entre deux draps .

 

* * * * * * * * * * * * * * *

Publié par jeanneperrotin à 15:48:11 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (0) |

UN POETE... que j'aime | 07 novembre 2007


Les grands automnes descendent de la montagne
en silence
Jusqu'aux abeilles qui abandonnent nos dernières roses
Où la rosée du matin
A déjà le parfum de la neige.

extrait de "L'oiseau cœur"

QUI EST IL ?

Jean Mambrino
© Enitharmon Press

Traducteur de poètes (Hopkins, Kathleen Raine), ami de Jules Supervielle et de René Char, familier épistolaire de Georges Simenon, Jean Mambrino a publié près d'une vingtaine de recueils de poésie où "les âmes se frôlent à coups d'aile" pour reprendre les termes de la poétesse russe Tsevetaïeva.

Critique littéraire et dramatique à la revue Les Etudes, après avoir collaboré au Times Literary Supplement et à la BBC, il a publié Le veilleur rougeen 1965, La ligne de feu (éditions José Corti), et autres titres paradoxaux dédiés à ce qui est "ouvert" en nous et ce qui ouvre à bien au-delà de nous, de l'Aube dans les paupières à l'Abîme blanc (éditions Arfuyen, prix Nathan Katz, 2005) ou Comme un souffle de rosée bruissant(éditions Artfuyen)

"Pour sentir ce qu'avouent les roses en se fânant" : avec ses vers extraordinaires : "Qu'est devenu le parfum de la rose (...) Il est passé dans les poumons de celle qui le portera".

http://www.canalacademie.com/L-oeuvre-poetique-de-Jean-Mambrino.html

Publié par jeanneperrotin à 11:59:19 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (0) |

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