Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Moi

   J'aime l'automne en rouge et sang

Qui goutte à goutte d'or déshabille les arbres,

J'aime l'automne en coups de vent

Qui bouche à bouche mord les branches inconsolables.

 La vigne toujours vierge ensanglante les murs,

Tandis que les platanes racontent leurs blessures

En forme d'oriflammes.

 L'automne fait la fête

Pour ne pas sentir le froid qui vient la prendre,

L'automne fait la fête

Pour ne pas mourir au linceul de novembre.

 Et je me sens chez moi, dans cette saison-là

Qui s'abandonne...

Et je me sens l'amour d'un arbre déjà lourd

De trop de pommes...

 Serais-je en mes automnes,

Ai-je déjà cueilli les fruits

Sur tous les pommiers de ma vie ?

Serais-je en mes automnes,

Ai-je déjà raté mon tour

A tous les Noëls de l'amour ?

Je voudrais faire la fête

Pour ne pas vieillir des larmes qui me viennent,

Je voudrais faire la fête

Pour ne plus souffrir d'un amour en carême.

 Et pourtant...

 J'aime l'automne sur ma peau

Même quand elle y fait des rides au passage,

J'aime l'automne dans mon cœur

Le soleil est plus doux vers la fin du voyage,

J'aime l'automne entre tes bras

Pour la prison-velours où mon corps se révèle,

J'aime l'automne au fil de toi

Pour ce nouvel amour, où je me sens.... plus belle




 


 




 

Texte de Mannick






 







 









 





 


















 

Tags

   amour   amoureux   années   arfum   baiser   chats   chemin mains   coeur   demain   défaille   désir   enlace   fauve   flamme   fleur   frileux attitudes   hier   hiver   humain   jardin   lumière   marin   mer   monde   mort   mystiques   neige   oiseau   parcours golf maroc   parfum   paris   parole   poètes   proie   prunelles   rose   rêve   savants austères   seconde   sphinx   vivante   yeux   âme   éternité   étincelles  

Compteur

Depuis le 21-01-2006 :
50345 visiteurs
Depuis le début du mois :
1517 visiteurs
Billets :
103 billets

ENVOI DE FLEURS | 25 mai 2006

"LES FLEURS SONT DES MOTS D'AMOUR

DES MOTS PLUS DOUX QUE DES POEMES".....

       Voir en plus grand                             POUR LES MAMANS....

Publié par jeanneperrotin à 14:48:56 dans Entre nous | Commentaires (0) |

ABSENCE | 20 mai 2006

ABSENCE

Endormie sur la grève

Elle voyageait

Dans un monde d’absence

Où rien ne venait engloutir

Les rêves incandescents

De sa jeunesse évanouie .

Elle était l’évanescence

De ce qui ne peut mourir

Elle voyageait

Endormie sur la grève

Où les vagues effleuraient

Le bout de ses pieds nus

D’un baiser chaste et salé

Dans des soupirs menus

Languissants pour s’éloigner

Ensuite au soleil

couchant dans l’envol

des mouettes pareilles

Aux danseuses espagnoles

Déployant l’éventail

De leurs jupons de soie

Dans un flamenco

Fougueux et langoureux

Tandis que dans un soupir

La brise en écho

Apporte à l’amoureux

Le frémissant sourire

Des jupons de soie

Dans le soir de l’allée .

Qui d’un coup d’ailes

S 'envolaient !

Jeanne

Publié par jeanneperrotin à 17:41:33 dans Mes pages | Commentaires (0) |

PETITE MAMAN | 14 mai 2006

C'EST AUJOURD'HUI TA FÊTE

VOICI DES FLEURS

ET MON COEUR

POUR TOI ***

Publié par jeanneperrotin à 11:50:47 dans Entre nous | Commentaires (0) |

FAIRE FAIRE | 05 mai 2006

Une seule phrase,tissée de musiques,fait elle un poème? Quel nombre est nécessaire pour qu'apparaisse en lui la part sauvée du naufrage ? Il accomplit le jour de la vie, fait la fête à peu de frais,lui fait fête , fait ce qu'il dit. Il met en oeuvre les secrets qui dormaient depuis toujours.Même s'il se répète , c'est le même .Le poème de la journée . Cela suffit .

Jean Mambrino (N'ÊTRE POUR NAÎTRE)

Publié par jeanneperrotin à 16:33:24 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (2) |

CHANT de la plus HAUTE FEUILLE....Victor Hugo | 04 mai 2006

CHANT DE LA PLUS HAUTE FEUILLE

Sur la plus haute branche
Langue vibrante au vent
La feuille la plus haute
Chante l'arbre vivant.

L'avide ver, la taupe
Savent-ils mieux que moi
S'enfoncer dans l'épaule
Maternelle où je bois?

O volupté de n'être
Jamais séparé du
Ventre qui me fit naître
Tel un enfant perdu.


Le martinet, la grive
Mieux que moi goûtent-ils
Cette ivresse de vivre
Dans l'air, de l'air subtil?

Par tant de bouches vertes
J'absorbe jour et nuit.
Feuilles! lèvres offertes
Aux lèvres de la pluie

Feuilles, mains palpitantes
Vous palpez dans l'air pur
Les brises fécondantes
La place du fruit mûr...

VICTOR HUGO


Publié par jeanneperrotin à 13:36:00 dans Poètes ...Ecrivains....Peintres... | Commentaires (3) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| >>